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La famille royale

Ce qui frappe presque autant que la quantité et la qualité des témoignages laissés par Ramsès II au cours d'un règne exceptionnellement long, c'est l'étonnante prolixité de sa famille. Pas moins d'une dizaine d'épouses ont partagé officiellement son existence (dont plusieurs de ses propres filles), qui lui ont donné plus d'une centaine d'enfants dont certains se sont brillamment illustrés, tandis que d'autres ne sont que des noms dans d'interminables listes de princes royaux sur les murs des temples de leur père.

Ramsès II en majesté (musée du Caire)

Pa-Ramessou, le compagnon d’armes (1295-1294)

Roi de Haute et de Basse Égypte : Menpéhtyrê, stable est la puissance de Ré. Fils de Ré : Ramessou (c'est Ré qui l'a mis au monde).

L’histoire de cette famille aux multiples ramifications commence à la fin de l’épisode amarnien, lorsque le général Horemheb s’assoit sur le trône d’Horus et se pose en restaurateur de l’ordre établi. Horemheb, qui n’a pas d’héritier mâle, transmet le pouvoir à son vieux vizir, un militaire, lui aussi, originaire de Basse-Égypte et pourvu d’une famille prometteuse en la personne d’un fils, Séthi, et d’un petit-fils, Ramsès.

Déjà âgé au moment où il prend les couronnes, Ramsès 1er se veut le continuateur de l’oeuvre restauratrice d’Horemheb, ce qu’il exprime dans le choix de son nom de couronnement : “Stable est la puissance de Rê”.

Malgré la brièveté de son règne, Ramsès 1er, originaire de Basse-Égypte, amorce très nettement les changements politiques caractéristiques de la XIXe dynastie. “Echaudé” par l’épisode amarnien qui peut être interprêté comme la cristallisation de la rivalité latente opposant le pouvoir au tout-puissant clergé thébain, il accentue le rôle de Memphis, l’ancienne capitale fondée par Narmer, et entreprend sans doute d’édifier une résidence d’été dans le Delta (la future Per-Ramsès), aux environs d’Avaris, l’ancienne capitale des occupants Hyksôs.

Séthi 1er, éclipsé par son fils (1294-1279)

Roi de Haute et de Basse Égypte : Menmaâtrê, stable est la vérité de Ré. Fils de Ré : Séthi-Mer-en-Ptah, Séthi, aimé de Ptah.

Séthi, dont le nom rappelle la dévotion de sa famille au dieu Seth, a probablement été associé au trône dès les débuts du règne de son père. “Aimé de Ptah”, “Image de Rê”, “Taureau Puissant qui apparaît dans Thèbes”, Séthi 1er affirme sa volonté d’équilibre entre les différents clergés. Son règne de quatorze années se caractérise par une politique extérieure dynamique tout imprégnée de l’idéologie conquérante des Thoutmosides.

Il étend la zone d’influence égyptienne jusqu’à Kadesh, qu’il conquiert provisoirement (comme en témoigne une stèle laissée sur place pour célébrer l’événement), et poursuit la restructuration économique du pays en rouvrant mines et puits, aussi bien au Sinaï qu’en Nubie. Il est à noter que Ramsès II, lui, ne parviendra jamais à reprendre Kadesh et que ce sera certainement pour lui un douloureux constat d’échec.

La tombe de Séthi 1er (KV17) est une des plus belles de la Vallée des Rois. L’esthétique y allie harmonieusement la sensibilité héritée de l’époque amarnienne à l’héritage de la dynastie précédente. Un plafond astronomique exceptionnel y fait écho à celui de la tombe de Senmout – architecte de la reine Hatchepsout (1478-1458) -, le premier du genre connu en Égypte.

Séthi choisit certainement son fils comme corégent, mais peut-être pas aussi précocement que ne le proclame celui-ci, qui, conscient du contenu idéologique de sa fonction, n’aura de cesse de surpasser ses prédécesseurs (à commencer par son vénéré père) en tous les domaines, et de le faire savoir.

Lorsque, encore dans la force de l’âge, Séthi “rejoint son horizon” après un règne que la gloire de son fils ne doit pas nous faire oublier, il est assuré de la succession. En effet, Ramsès, excessif en tout, y compris dans l’accomplissement de ses devoirs dynastiques auxquels il se consacre avec entrain, est déjà pourvu d’une descendance nombreuse, d’un harem bien fourni et de deux épouses officielles, Néfertari et Isis-Nofret, auxquelles viendront s’adjoindre au moins quatre de ses propres filles et fait exceptionnel, une princesse hittite qui portera le titre de Grande Epouse Royale, jamais encore attribué par un pharaon à une étrangère.

Néfertari, la Douce d'Amour

La plus belle, l'aimée de Mout.

Néfertari apparut très tôt dans l’entourage de Ramsès II, puisque l’on suppose que leur union eut lieu lorsque Ramsès avait une quinzaine d’années. Ses origines sont obscures. La documentation la désigne comme une “noble dame” sans plus de précision. De rares indices donnent à penser qu’elle était peut-être originaire d’Akhmîm, tout comme Aÿ, le prédécesseur d’Horemheb, et peut-être parente éloignée de celui-ci.

Néfertari, temple de Louxor Au moment où Ramsès II accède au trône d’Horus, Néfertari est la mère d’un héritier potentiel, ce qui explique sa position prépondérante au sein de la famille royale. Elle participe certainement à la vie politique et religieuse du pays, aux côtés de sa belle-mère, Touy, veuve de Séthi 1er. Elle est représentée aux côtés de Ramsès dans de nombreuses célébrations importantes, notamment la sortie de Min, à Louxor et a peut-être accompagné son époux à Qadesh, sous le nom de Mout-Nofret (Mout-la-Belle) ou Mout-Netjeret (Mout-la-Déesse) avec certains de ses enfants. Les restes d’une correspondance assidue avec la reine hittite Poudoukhepa attestent de son rôle non négligeable pendant les pourparlers qui ont abouti au traité de paix de l’an 21.

Parce que c’est sa fille aînée, Mérytamon, qui, aux côtés de Ramsès, inaugure le temple d’Abou Simbel, alors qu’elle-même est représentée assise, comme incapable d’accomplir ses fonctions rituelles, la légende veut qu’elle soit décédée à ce moment-là. Toujours est-il que l’on perd effectivement sa trace après l’an 24 et que sa compagne, Isis-Nofret, jusqu’alors restée dans l’ombre, réapparaît.

Sa tombe de la Vallée des Reines est encore, à ce jour, une des plus belles jamais réalisées en Egypte. La décoration, d’une facture exceptionnelle, représente le périple de Néfertari dans l’Autre Monde. Fait remarquable, ses devenirs posthumes, sont copiés sur ceux du roi lui-même. Après avoir accompli les actes ordinairement réservés à Pharaon, elle est, comme lui, remise au monde, assimilée au disque solaire, pour s’asseoir en gloire sur le trône d’Osiris.

De son vivant, ses titres sont la transposition au féminin de ceux du pharaon : Maîtresse du Double-Pays, présidant à la Haute et à la Basse Egypte.

Stèle d'Hekanakht, vice-roi de nubie (Champollion, Monuments) Pas plus Ramsès II qu’Akhénaton, qui s’est pourtant plu à se faire représenter entouré de la famille royale, ne nous ont livré de témoignage direct de leur intimité. Ce que nous savons de la vie quotidienne d’un pharaon, rapporté par Hérodote, ne nous renseigne guère sur la personnalité profonde de ces êtres divinisés de leur vivant, omniprésents dans l’imagerie officielle, responsables de tout ce qui arrivait en bien ou en mal dans le Double-Pays. Il est donc difficile de conclure quant à la nature exacte des relations de Néfertari et de son royal époux.

Dès les débuts de XVIIIe dynastie, la reine n’apparaît pas seulement auprès du roi dans les cérémonies officielles. Son titre d’épouse du dieu indique qu’elle exerce un rôle sacerdotal effectif, incarnant le principe féminin sans lequel l’acte de la création ne peut être complet. Les épouses du dieu Amon de Karnak portent la dépouille du vautour, symbole de Mout, parfois complétée par les cornes d’Hathor encadrant le disque solaire. C’est à Soleb, en Nubie, qu’un sanctuaire bâti par Aménhotep III exalte pour la première fois, la complémentarité du couple royal.

Guidé par le même mobile que son illustre prédécesseur, Ramsès fonde les spéos d’Abou Simbel où Néfertari-Sothis remet au monde le Soleil auquel il s’est identifié et ramène la lointaine au premier jour de l’année.

Amenherképeshef, le prince héritier

Amon est sur sa hache de guerre.

Si l’on se réfère aux défilés de princes et de princesses qui ornent les monuments de Ramsès II, il semble que celui-ci ait été plutôt fier de sa progéniture ; cependant les destins individuels de la plupart de ses enfants nous restent mystérieux, en l’absence d’une documentation précise.

Alors que Ramsès n’est encore qu’un adolescent selon nos critères modernes, Néfertari donne le jour à l’aîné des enfants royaux, le prince Amenherounemef (Amon-est-sur-son-bras-droit), héritier présomptif jusqu’à sa mort, que l’on situe juste avant la signature du traité de paix de l’an 21. La position d’Amenherounemef est attestée dans toutes les inscriptions où Ramsès le fait représenter au premier rang des processions de princes royaux, à Louxor, au Ramesseum ou en Nubie.

De la vie et de la carrière de ce prince, nous ne savons que très peu de choses : il reçoit une éducation militaire et prend part très jeune aux campagnes de son père. On le trouve à Kadesh, en l’an 5, pourvu de titres ronflants, puis au Néguev en l’an 7, chargé de conduire une expédition punitive.

Egalement désigné sous les vocables de dignitaire et de scribe royal sans doute participe-t-il aux affaires du royaume, tout comme il doit jouer un rôle religieux lors des grandes panégyries qui s’adressent aux dieux tutélaires du régime. Peut-être parce qu’il s’est illustré très tôt sur le champ de bataille, voit-il son nom changer au début de sa vie, devenant Amenherképeshef (Amon-est-sur-sa-hache-de-guerre).

Mérytamon, fille et épouse

L'aimée d'Amon.

Une inscription provenant de ce colosse, nous décrit ses fonctions d’épouse du dieu :

...la bien-aimée de son maître la supérieure [du "harem" d'Amon]-Rê, la joueuse de sistre de Mout, la joueuse de menat d’hathor, la chanteuse d’Atoum, la fille du roi [qu'il aime]… Mérytamon. [...] On est satisfait de ce qui est dit lorsqu’elle ouvre la bouche pour apaiser le Maître des Deux-Terres…(Y.S. El-Masri, ASAE 69, 1989, p. 7-10)

Entre les années 24 et 26 du règne, c’est à dire entre l’inauguration d’Abou Simbel et le décès de Néfertari, Mérytamon devient l’épouse de son père. Elle portera le titre de Grande Epouse Royale un peu plus tard, charge qu’elle partagera avec sa demi-soeur Bent-Anat, l’aînée d’Isis-Nofret. Sa trace se perd dans la seconde partie du règne de Ramsès II.

Bien qu’endommagée par un incendie au début de notre ère, sa tombe, la 68ème de la Vallée des Reines, conserve encore une partie de ses décors.

Mérytamon, statue du Ramesseum (Musée du Caire) A ce stade, il convient d’évoquer plus longuement cette tradition de l’inceste royal, attestée depuis le Moyen Empire et probablement plus ancienne encore (une légende tardive évoque les amours de Menkaourê avec ses propres filles). Les unions contractées par le pharaon avec sa descendance féminine sont, pour ce que l’on en sait, plus que symboliques, comme l’attestent deux images d’une princesse dans la tombe de Bent-Anat, autre fille-épouse de Ramsès. Tout d’abord, il est important de préciser que la société égyptienne, tout comme nos sociétés modernes, proscrivait l’inceste ou du moins l’évitait, que ce soit entre frère et soeur (bien que l’utilisation de ces mots dans la littérature amoureuse ait longtemps entretenu l’équivoque à ce sujet) ou entre père et fille. L’hymen du roi et de sa fille se situe au niveau du mythe et il serait hasardeux de le réduire aux dimensions d’une simple aventure profane.

Un petit rappel : dans la cosmogonie d’Héliopolis, Atoum, patron de l’Enéade vient à l’existence en se différenciant du Noun par sa seule volonté. En se masturbant, il donne naissance au premier couple sexué, Chou et Tefnout). Ainsi, l’acte initial de la création du monde est le fruit de la puissance sexuelle du démiurge, incarné par le roi, dont la fonction est principalement d’éviter le retour à l’incréé, donc au chaos. Il est assimilé à Atoum, et aussi à Rê, dont Tefnout est à la fois la fille, l’épouse et... la main, celle qui révèle et entretient l’énergie vitale du dieu.

Ainsi furent les filles de Ramsès II, épouses et prêtresses d’un dieu vivant...

Khâemouaset le sage

Celui qui apparaît rayonnant dans Thèbes

Second fils d’Isis-Nofret, né après un prince Ramsès qui s’illustra dans une carrière principalement militaire, Khâemouaset est sans conteste l’un des personnages les plus attachants de l’histoire égyptienne.

Comme ses autres frères, il reçoit une éducation militaire. Sa présence est attestée à Kadesh en l’an 5, où il est certainement trop jeune pour se battre effectivement, et à Dapour en l’an 8 où il semble cette fois participer à la prise de la forteresse.

A partir de l’an 16, il exerce la fonction de prêtre-sem de Ptah à Memphis, l’antique capitale à laquelle son nom restera attaché, puis devient rapidement grand-prêtre, à la mort du titulaire de la charge. C’est lui qui annonce les cinq premières fêtes-sed de son père et prépare ces importants événements, secondé par une armée de fonctionnaires, de scribes et d’administrateurs.

Chargé des funérailles du taureau Apis, il entreprend d’importants travaux au Sérapeum. Mais ce pourquoi il est demeuré de nos jours si célèbre, est son activité de restauration des monuments de l’Ancien Empire. D’aucuns l’ont même surnommé “le prince égyptologue” tant il a oeuvré pour sauver de l’oubli d’anciens rois tels que Djoser, Ouserkaf, Niouserrê et surtout Ounas. Il réorganise un culte autour de ces lointains ancêtres et signe ses actions par des inscriptions où il ne manque pas de faire revivre, comme il se doit, le nom de ces rois menacés par le temps. C’est le prêtre-sem, fils du roi, Khâemouaset, qui a inscrit le nom du roi de Haute et Basse Egypte, Ounas, alors qu’on ne trouvait plus son nom [..] parce que le prêtre-sem, le fils du roi, Khâemouaset aime beaucoup restaurer les monuments des rois de Haute et Basse Egypte dans ce qu’ils avaient fait (et) dont l’état menaçait ruine… (Bloc de la face sud de la pyramide d’Ounas, E. Drioton et J.-Ph. Lauer, ASAE 37, 1937, p. 203-211)

Son frère aîné Ramsès disparaît en l’an 52 du règne et il devient, pour trois ans seulement, le prince héritier, avant de décéder à son tour, ce qui fut certainement un rude coup pour Ramsès II, dont il semble avoir été fort proche. La découverte, par Auguste Mariette, d’un sarcophage contenant un corps humain et de différents objets à son nom dans le Sérapeum de Memphis ont longtemps laissé croire qu’il avait été inhumé là.

Mérenptah, le successeur

Roi de Haute et de Basse Egypte : Baenrê-Méryamon, le bélier de Rê, aimé d'Amon. Fils de Ré : aimé de Ptah, qui se satisfait de Maât.

La puissance croissante des Assyriens menace directement l’empire hittite.

La Grèce des Achéens est envahie par les Doriens, les grandes villes sont incendiées, les habitants chassés de leurs terres ; la Crète, Rhodes sont également occupées.

De grands mouvements de peuples menacent la paix qui régnait dans la région depuis le traité égypto-hittite de l’an 21. Tous ces peuples qui migrent, sur terre et sur mer, deviendront, dans la littérature égyptienne, les Peuples de la Mer, dont l’historien Fernand Braudel parle en ces termes :

Leur tourmente est le signe annonciateur, sinon la cause unique, de la catastrophe par quoi s’achève l’âge du Bronze.

Conscient de la gravité de la situation, Mérenptah manifeste une grande énergie, réprimant des révoltes en Nubie, soutenant le roi des Hittites en livrant du blé, peut-être de l’armement, repoussant une première vague des Peuples de la Mer, qui vient l’inquiéter jusqu’aux portes de Memphis.

C’est également sous son règne qu’apparaît la première mention officielle du peuple d’Israël, sur une stèle de Karnak, célébrant cette victoire et dressant le bilan optimiste d’une paix retrouvée :

Les chefs tombent en disant : paix ! Pas un seul ne lève la tête parmi les Neuf Arcs.
Défait est le pays des Tjehenou.
Le Hatti est paisible.
Canaan est dépouillé de tout ce qu’il avait de mauvais.
Ascalon est emmené.
Gezer est saisie.
Yenoam devient comme si elle n’avait jamais existé.
Israël est détruit, sa semence même n’est plus.
La Syrie est devenue une veuve pour l’Egypte
Tous les pays sont unis ; ils sont en paix.
Chacun de ceux qui erraient sont maintenant liés par le roi de Haute et Basse Egypte, Baenrê, le fils de Rê, Mérenptah, doué de vie, comme Rê, chaque jour. (Stèle d’Israël)

Séthy 2, le début de la fin

Roi de Haute et de Basse Egypte : Ouserkheperourê-Méryamon, puissants sont les devenirs de Rê, aimé d'Amon. Fils de Ré : Séthi-Mer-en-Ptah, Séthi, aimé de Ptah.

Fils aîné de Mérenptah, Séthi-Mérenptah, succéda à son père après un épisode (4 ans) assez mystérieux, au cours duquel, ce fut un usurpateur, Amenmès, qui prit le pouvoir. Complot de harem ? Rivalité entre deux branches de la famille extrêmement ramifiée de Ramsès II ? Aventure d’un vizir thébain ?

L’histoire reste muette sur ce point. Séthi II retrouve son trône pour un règne de six ans, mais il semble bien que le pouvoir pharaonique, tel que l’incarnait si magnifiquement son grand-père, a perdu son lustre et se lézarde de l’intérieur, tandis que le Proche Orient se convulse.

Arbre généalogique de Ramsès II

Arbre généalogique simplifié (!)

Glossaire

Mout : compagne d’Amon, présente notamment à Karnak, dont le nom est apparenté au mot mère, elle est, avec Hathor et Isis, une des mères symboliques du roi. Elle est associée au vautour dont la dépouille constitue la coiffure de la Grande Epouse Royale.

Min : très ancien dieu, représenté sous une forme ithypallique, associé à la croissance des végétaux, à la vigueur procréatrice. Il est également le protecteur des routes caravanières et des mines.

Soleb : sur la rive gauche du Nil, à près de cinq cents kilomètres d’Assouan, en Nubie, entre la IIe et IIIe cataracte. A une quinzane de kilomètres au nord du temple d’Aménhotep III, un second sanctuaire est dédié à la reine Tyi.

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