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Une brève histoire du règne

Au Taureau puissant, aimé de Maât, à celui qui protège l'Égypte et lie les pays étrangers , riche en années, grand de victoires, Ousermaâtrê-Sétepenrê, Ramsès-Mery-Amon.

Avant-propos

Ramsès II, qui dans les peplum américains joue invariablement le rôle du méchant, incarne l'archétype du Pharaon, tel que nous nous le représentons de nos jours, monarque absolu, bâtisseur infatigable, valeureux guerrier, régnant en maître incontesté aussi bien sur l'Égypte que sur une armée d'esclaves et de concubines à sa dévotion. Ramsès fut-il tout cela ? Peut-être. Ce qui paraît étrange et très frustrant, lorsque l'on parcourt la vallée du Nil en découvrant partout son empreinte, sous forme de monuments, de statues, d'inscriptions, c'est que l'homme nous demeure à jamais caché, comme un trou noir au coeur de sa galaxie.

Qui était Ramsès II ? Nous ne pouvons que le deviner à travers son interprétation de l'idéologie monarchique, à travers un discours presque toujours convenu, symbolique et politique à la fois, élaboré dans un but précis. La glorieuse emphase des récits guerriers n'est ni effort de propagande, ni expression mégalomaniaque, mais s'inscrit dans la relation particulière du Pharaon avec le cosmos.

Après avoir été l'incarnation d'Horus, le fils de Rê, le "bon berger" (Ancien et Moyen Empires), il est "le mâle et l'époux de l'Égypte", "un héros sans égal", "intelligent en tout lieu, parlant avec la bouche et agissant avec les bras". Par la magie des mots, une réalité bénéfique prend corps et l'ordre cosmique s'organise, grâce aux actes et aux paroles de Pharaon.

Ramsès avait-il des origines étrangères ?

Ramsès naît probablement sous le règne d'Horemheb, vers l'année 1304 (avant notre ère), dans une famille de militaires que rien, à l'origine, ne destine à la royauté.

Il vient au monde avec ce qui, de nos jours encore dans certaines campagnes, peut apparaître comme un handicap : il est roux. Du moins, c'est ce que semblent révéler les analyses effectuées à Paris en 1976, car de son temps, rien n'a été écrit concernant cette particularité physique difficile à assumer. En effet, à cette époque, les personnes à la chevelure rousse étaient symboliquement associées au dieu Seth, considéré comme globalement néfaste.

Ce qui nous incite à quelques réflexions intéressantes :

De là à se demander si Ramsès le Grand n'a pas quelques ancêtres Hyksôs...

Ramsès, corégent

Avec l'avènement de Ramsès 1er, puis de Séthi 1er, l'existence de notre héros va très vite évoluer. Ce que nous savons de son enfance et de sa montée vers le pouvoir, est passé au crible de l'idéologie. Il reprend à son compte les textes des théogamies de Deir-El-Bahari pour affirmer son origine divine et par là même, la légitimité de ses droits au trône d'Égypte :

Combien réjouissante est ma rosée ; mon parfum est celui du Pays du Dieu, mon odeur est celle de Pount. J'établirai mon fils en qualité de roi...[1]

Tout est fait pour poser l'image d'un personnage hors du commun, prédestiné, un "surdoué" comme nous dirions maintenant, conformément à un programme de renforcement du discours monarchique, qu'il suivra tout au long de son règne.

(Un jour que) mon père apparut en sa gloire au peuple, alors que j'étais encore un enfant dans ses bras, il dit à mon propos : Couronnez-le comme roi, afin que je puisse voir sa perfection tandis que je suis vivant.[2]

Il ne s'agit là ni de vantardise, ni de glorification personnelle (il est loisible d'imaginer que l'homme n'était pas humble non plus !), mais d'un choix purement idéologique : exprimer la continuité de la lignée à travers laquelle se transmet la nature supra-humaine du Pharaon. En cela, il se conforme à la tradition, comme en témoigne cette inscription d'Amenhotep II, à Karnak :

Il [Amon] m'a désigné pour être le maître du peuple d'Égypte, alors que j'étais un petit dans le nid.[3]

Ramsès II :

Tu faisais des plans alors que tu étais encore dans l'oeuf, en ta fonction d'enfant princier ; les affaires du Double-Pays t'étaient rapportées alors que tu étais un petit, portant encore la boucle de l'enfance...[4]

Cependant l'on décèle derrière l'emphase officielle, dans ces textes des débuts, une certaine insistance de Ramsès à vouloir justifier sa légitimité. Etait-ce à cause de ses origines ? Y aurait-il eu un autre prétendant au trône ? Mystère... Tout ce que l'on peut constater, c'est qu'un personnage dont la silhouette a été remplacée par celle du jeune Ramsès figurait en bonne place derrière le char royal sur certains reliefs du mur nord de la salle hypostyle de Karnak. On connaît même son nom : Méhy (sans doute dérivé de Min-em-Heb). Ce Méhy semble avoir occupé un poste important dans l'armée ou avoir été un intime du pharaon Séthi 1er. Des spécialistes, tels l'Américain Breasted ou l'Allemand Helck ont supposé qu'il s'agissait d'un frère aîné, éliminé par Ramsès. D'autres ont simplement considéré qu'il s'agissait d'un prétendant étranger à la famille régnante, pacifiquement supplanté par l'héritier légitime devenu adulte...

Ramsès poursuit :

Il me dota ensuite d'un harem royal, empli des belles femmes du palais : il choisit pour moi des épouses... et des concubines... Voyez, j'étais semblable à Rê au-dessus du peuple et, déjà, la Haute et la Basse Égypte étaient sous mes sandales.[5]

Le prince héritier fut doté, comme il prend soin de le préciser, d'un nombreux harem et de deux épouses : Néfertari et Isis-Nofret. L'on ne sait rien de leurs origines, sinon qu'elles devaient appartenir à des milieux proches du pouvoir et que la famille de Néfertari avait peut-être des attaches dans la région d'Akhmîm.

L'on peut penser que Ramsès, pendant sa corégence, seconda son père, aussi bien dans l'administration de l'état, que dans la supervision de ses projets architecturaux, la grande salle hypostyle de Karnak, le temple des millions d'années de Gournah, le sanctuaire d'Abydos et naturellement sa demeure d'éternité dans la Vallée des Rois (KV17), l'une des mieux conservées et des plus belles connues actuellement.

C'est à cette époque que Ramsès fonde son premier temple en Nubie, l'hémispeos de Beït-el-Ouali, dont les scènes de bataille, où figurent différents types ethniques, expriment, à travers l'image du pharaon vainqueur, le triomphe de l'ordre sur le chaos et résument (comme sur la palette de Narmer) le rôle protecteur du souverain pour son peuple.

Le style, les sujets représentés, tout comme la disposition des lieux, constituent des innovations qui seront reprises par Ramsès devenu roi, dans ses autres temples nubiens, et trouveront un splendide achèvement en Abou-Simbel, sans conteste son chef d'oeuvre.

Ramsès, Pharaon

Ramsès portant la couronne-kheperesh Séthi 1er disparaît vers 1279, alors que son fils doit avoir environ 25 ans. C'est donc un prince accompli, père d'une famille déjà nombreuse et rompu aux affaires de l'Etat, qui prend les rênes du pouvoir et l'un de ses premiers gestes significatifs est de placer un homme à lui à la tête du tout-puissant clergé d'Amon.

Sacré à Memphis, et non à Thèbes, Ramsès confirme la montée vers le Nord amorcée par son père et son grand-père en installant sa résidence non loin d'Avaris, l'ancienne capitale des Hyksôs, s'éloignant ainsi de Thèbes et de ses prêtres, tout en manifestant sa présence aux marches de l'Asie.

Autour du palais d'été de ses aïeux, il bâtit une ville (la-Maison-de-Ramsès-ses-Victoires-sont-Grandioses, abrégé en Per-Ramsès, la Maison-de-Ramsès).

C'est une "ville nouvelle" (du 13ème siècle avant notre ère !) que célèbrent ceux qui y font escale, en des termes élogieux et poétiques :

Sa Majesté a bâti une résidence fortifiée. Ses-Victoires-sont-Grandioses est son nom. Elle s'étend entre la Phénicie et le Pays bien-aimé, et elle est emplie d'aliments et de nourritures. Elle ressemble à la ville d'Hermonthis et sa durée sera celle de Memphis. Le soleil brille en ses deux horizons et il se repose en elle. Tous les hommes abandonnent leur demeure et viennent s'établir en son territoire.[...] Le palais de la ville est semblable aux deux horizons du ciel et Ramsès-Aimé-d'Amon est en lui, tel un dieu ; Montou-dans-le-Double-Pays est son héraut, le Soleil-des-Princes est son vizir, Joie-de-l'Égypte-aimé-d'Atoum est son nomarque. Le pays vient vers cette place.[6]

Montou-dans-le-Double-Pays, Soleil-des-Princes, Joie-de-l'Égypte-aimé-d'Atoum sont autant d'épithètes royales associées aux plus hautes fonctions de l'Etat, qui prouvent que tous les pouvoirs temporels et spirituels reposaient entre les mains du seul Ramsès et qu'ainsi, l'union de l'Empire se réalisait autour de sa personne.

Ramsès, guerrier

Cependant, la situation en Asie se fait menaçante, Mouwattali le roi hittite ne cessant de nouer des alliances avec les peuples d'Asie Mineure et de Syrie, constituant une puissance redoutable, aussi bien sur le plan militaire que commercial. Mouwattali rassemble autour de lui une coalition telle que personne n'a jamais vu auparavant, plus de vingt peuples dont il a obtenu, en l'achetant s'il le fallait, une loyauté précaire. Le Naharina, les Lyciens, les Pédasiens, Ougarit et Mésheret, des citadelles syriennes telles que Karkemish, Harran, Alep et bien sûr Kadesh, se liguent contre l'Égypte.

Kadesh : Hittite avec une flèche mal placée ! C'est en l'an 5 qu'a lieu l'affrontement dont aucun des deux protagonistes ne sortira vainqueur. Un long poème, rédigé par le scribe Pentaour sous le règne de Ramsès III et sans doute inspiré par Ramsès II lui-même à l'origine, relate les épisodes de cette rencontre homérique. En dépit de l'emphase inévitable, des éléments humains fort intéressants se font jour. Ramsès se révèle piètre stratège et se laisse piéger "comme un bleu" par une opération de désinformation fort bien montée par les Hittites. Son excès de confiance a certainement failli perdre l'Égypte, mais comme il a les qualités de ses défauts, sa réaction héroïque, son authentique courage personnel et une sérieuse dose de baraka ont permis de rétablir la situation.

Sous le calame du scribe Pentaour, l'événement prend les proportions d'un miracle et c'est l'occasion de rappeler la filiation divine de Pharaon, qui requiert et obtient l'aide de son père Amon à l'instant le plus critique.

A la fin du second jour, les deux armées se séparent. Kadesh n'est pas reprise et comme l'écrit Mouwattali à son valeureux adversaire, "la paix est meilleure que le combat". Ramsès II a remporté la bataille de Kadesh mais a échoué dans son projet de mettre fin à l'avance Hittite. Lorsqu'il se retire et rentre en Égypte, non seulement les Hittites regagneront leurs positions antérieures, mais ils gagneront du terrain sans que Ramsès y puisse grand-chose, trop éloigné de ses bases pour opposer une résistance efficace.

La paix ne durera pas Ramsès, de l'an 6 à l'an 18 de son règne ne cessera de guerroyer en Asie.

Siège de Dapour : attaque des fils royaux (Ramesseum)Entre les années 15 et 18, une révolte en pays d'Irem (Soudan) détourne l'attention de Ramsès. Accompagné de quatre de ses fils, dont Mérenptah, le futur successeur, il se rend dans le Sud avec son armée d'où il ramène 7000 captifs. Des scènes triomphales, sculptées sur les murs des temples de Per-Ramsès et d'Abydos, invitent d'éventuels rebelles à réfléchir avant de se révolter contre l'autorité divine de Pharaon.

En l'an 18, Ramsès II guerroie de nouveau en Asie, où la situation est en train de basculer. En effet Salmanasar 1er d'Assyrie envahit le Mitanni et établit sa frontière sur l'Euphrate, tandis que Ramsès s'allie avec le roi de Babylone et accueille en Égypte le prétendant déchu Ouri-Techoup qui continue de tramer ses intrigues dans les états voisins du Hatti.

Finalement, après des renversements d'alliance qui bouleversent l'équilibre international, Hattousil et Ramsès signent, en l'an 21, le premier traité de paix de l'histoire de l'humanité et des relations suivies, dont on a exhumé de nombreuses traces, s'établissent entre les deux souverains.

Afin de consolider durablement cette "entente cordiale", Ramsès décide d'épouser la fille aînée de Hattousil, une fort belle princesse dont on ne connaît pas le nom hittite. Les tractations entre les deux familles royales se prolongent et donnent lieu à des échanges de lettres tout à fait intéressants voire savoureux, où Ramsès, négociateur retors, aux exigences peut-être abusives, s'attire parfois les remontrances très directes de la reine hittite, Poudoukhepa :

Que toi, mon frère, tu désires t'enrichir à mes dépens... n'est ni fraternel, ni à ton honneur.

Maâthornéferourê Enfin, l'année du second jubilé de Pharaon, la princesse hittite, connue sous le nom égyptien de Maâthorneferourê (celle qui voit Horus et la beauté de Rê), prend le chemin de Per-Ramsès où l'attend son futur époux. La route est longue, d'Anatolie en Égypte, émaillée d'embûches, mais une fois de plus, le Pharaon thaumaturge pourra s'ennorgueillir d'un miracle :

Comment feront ceux que j'envoie en Syrie en ces jours de pluie et de neige ? Alors il offrit une riche offrande à son père (Seth) [.....]Alors son père Seth prêta attention à tout ce qu'il avait dit : aussitôt le ciel s'apaisa et les jours de l'été remplacèrent ceux de l'hiver...[7]

Neuf mois plus tard naquit une princesse baptisée Néferourê qui, immortalisée par quelques légendes, revit encore de nos jours sous la plume du poète parnassien Leconte de Lisle :

Hier, Neferou-Ra courait parmi les roses,
La joue et le front purs polis comme un bel or...

Etonner le monde par de grandes choses qui ne soient pas des guerres (Victor Hugo)

Les monuments de Ramsès II

Le Pharaon n'est pas seulement un chef temporel, nous l'avons vu, mais il est l'intermédiaire obligé entre l'univers divin et le monde des hommes, celui dont les actions protègent l'Égypte d'un retour toujours possible au chaos primordial.

Dans la pratique, cela se traduit par la bonne exécution des rituels (il est le seigneur de l'exécution des rites, nb jr.t x.t), la consécration de statues et d'obélisques, l'édification des temples somptueux qui ne sont pas, contrairement à nos églises, des lieux de ferveur populaire, mais des sanctuaires fermés où se renouvelle l'énergie divine.

Une fois de plus hors norme, Ramsès se distingue par une intense activité architecturale, probablement favorisée par la durée de son règne et la longue paix qui succède au conflit avec les Hittites. Des marches de l'Asie aux confins de la Nubie lointaine, partout, il laisse sa marque, signant ses propres réalisations ou "usurpant" celles de ses prédécesseurs, selon un mécanisme assez répandu, qui n'est ni un détournement artistique, ni un acte hostile, mais appropriation "magique" de l'oeuvre.

En Égypte, le temple est le résumé symbolique de l'univers, le microcosme où, grâce au rituel, Pharaon (ou son mandataire) répète l'acte créateur qui ordonne le cosmos. Ainsi, chaque Pharaon tient à embellir et agrandir le domaine divin, complétant des édifices déjà existants ou fondant de nouveaux établissements, afin de renforcer le réseau "prophylactique" qui préserve l'Égypte des agressions extérieures. 

Tout d'abord, Ramsès achève l'oeuvre de son père en Abydos avant d'y construire son propre temple, comprenant une liste d'ancêtres royaux d'où sont exclus les souverains des périodes dites intermédiaires, la reine Hatchepsout et les Pharaons de la lignée d'Akhénaton.

A Memphis, Héliopolis et Thèbes, il ajoute ses propres enrichissements aux constructions déjà bien enchevêtrées de ses devanciers, chacun ayant voulu apporter sa contribution personnelle à l'embellissement des lieux de culte, en une surenchère de gigantisme et de beauté. Commencée sous le règne de Séthi 1er et achevée par Ramsès II, la salle hypostyle de Karnak est, avec ses 102 m de longueur par 53 m de largeur où s'élèvent 134 colonnes couvertes d'inscriptions, la plus importante réalisation de ce genre au monde.

Sur la rive occidentale du fleuve, Ramsès édifie son temple des Millions d'Années, qui deviendra le Ramesseum sous la plume de Champollion. Implanté à la lisière du désert, cet édifice, qui comprend deux temples et un palais, se distingue par de vastes dépendances, encore partiellement conservées, remarquables par leurs greniers voûtés.

Comme ses homologues Gournah (Séthi 1er) et Médinet Habou (Ramsès III), le Ramesseum, improprement assimilé aux temples funéraires de l'Ancien Empire, exalte la fonction royale sous ses quatre aspects (politique, militaire, sacerdotal et familial) en intégrant le Pharaon à l'élément divin, au cours d'un cheminement qui aboutit à son triomphe sur les forces du mal, et donc à la régénération du pouvoir royal.

Mais c'est en Nubie que l'activité de Ramsès est la plus remarquable (7 temples au total), depuis Beït-el-Ouali, commencé au temps de la corégence, jusqu'à Amara-Ouest, situé au-delà de la seconde cataracte. Chacun d'eux, consacré plus particulièrement à l'une des manifestations d'un principe créateur unique, constitue une étape d'un programme bien établi, que sa longue vie lui permettra de réaliser.

A Beït-el-Ouali, oeuvre de jeunesse, les exploits guerriers rappellent sa nature solaire, l'éclatante énergie de la jeunesse. A mesure que l'on avance dans le temps, le message se précise ; les différentes natures de Pharaon sont évoquées tour à tour : géniteur exceptionnel assimilé au Nil dispensateur de vie, puis progressivement identifié à Ptah, maître de la Terre et de la matière, tandis que disparaissent les scènes guerrières et les représentations familiales. Pour finir, à Gerf Hussein (dont par ailleurs l'esthétique est fort discutable, Ramsès n'ayant sans doute pas suivi de très près le travail du vice-roi Sétaou), il apparaît totalement divinisé, siégeant parmi ses pairs.

Ainsi donc, les temples de Nubie témoignent d'un cheminement idéologique qui, peu à peu, adjoint à l'action du soleil et du Nil (lumière et eau) le rôle complémentaire de l'élément terre, incarné en Ptah, particulièrement sous son aspect dynamique Ptah-Ta-Tenen ("la terre qui se soulève"), duquel Ramsès, dans sa maturité, ne cessera de se rapprocher, l'incluant même dans une version tardive de sa titulature :

Taureau Puissant aimé de Maât, seigneur des Jubilés, comme son père Ptah-Ta-Tenen.

Glossaire

Deir-el-Bahari : temple de la reine Hatchepsout, (18e dynastie, 1478-1458), face à Louxor.

Amenhotep II : Pharaon de la 18e dynastie (1425-1401), fils de Thoutmôsis III. Il se distingua par une brutalité inhabituelle.

Akhénaton ou Amenhotep IV : roi de la 18e dynastie (1353-1338), époux de Néfertiti, tenta d'instaurer le culte d'un dieu unique et abstrait, Aton. Il établit sa capitale en un lieu connu actuellement sous le nom d'Amarna. Sous son règne l'art connaît un renouveau de liberté qui va jusqu'à la caricature.

Ptah : celui-qui-façonne, dieu créateur de l'univers, des dieux et des êtres vivants, par l'intelligence et par le Verbe.

Maât : principe moral fondamental, la Vérité et la Justice, l'ordre cosmique, représenté par une déesse coiffée d'une haute plume.

Notes

[1] KRI II, 665 (l. 9-10) [Retour]
[2] KRI II, 327 (dernière ligne) - 328 [Retour]
[3] URK. V, 1328 (l. 13) [Retour]
[4] KRI II, 356 [Retour]
[5] KRI II, 328 [Retour]
[6] P. Anastasi II : Gardiner Late Egyptian Miscellanies, p. 12-13 [Retour]
[7] Stèle du mariage, Abou Simbel [Retour]

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