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Ramsès II, le Soleil de l'Égypte

Ramses II, temple de Louxor

Sa beauté est dans le corps, comme l'eau et les brises ; on l'aime comme le pain et les vêtements, lui le père et la mère de ce pays entier, la lumière des Deux-Rives, du Double Pays et de tous les hommes. [1]

Si Ramsès II est l'archétype du Pharaon, le symbole de l'Egypte ancienne avec laquelle il semble si bien se confondre dans l'imagerie populaire, c'est qu'il fut grand, non seulement par ses actions, mais aussi et peut-être, par la façon dont, médiatique avant la lettre, il se raconta lui-même, de ses images de pierre au regard d'éternité à cet extraordinaire poème de Pentaour où passe déjà le souffle épique d'Homère.

Des colonnades majestueuses de Karnak, à la splendeur d'Abou Simbel, où le soleil célèbre avec le pharaon divinisé des noces toujours recommencées, Ramsès le rouquin, Ramsès le "Séthien", le faiseur de miracles, le grand de victoires, l'aimé d'Amon, imprima sa marque sur tout le territoire de l'Egypte.

Que sa famille devînt royale, alors qu'elle n'y était nullement prédestinée, parce qu'Horemheb, le dernier pharaon de la 18ème dynastie, n'avait pas de descendance, n'était-ce pas déjà un premier miracle ? Et les événements hors du commun se succèdent, tout au long de soixante-sept années de règne, en un temps où l'espérance de vie ne dépasse guère les trente-cinq ans, même dans les milieux les plus favorisés... jusqu'à ce 26 septembre 1976 où, escorté par un général Ramsès (!), empruntant l'avenue Ramsès, le Souverain des Souverains quitta son musée pour une odyssée parisienne dont nous reparlerons plus loin.

Partout dans le monde, romanciers, historiens, simples amateurs sont fascinés par le personnage hors normes que fut Ramsès II, fascination qui s'exprime encore de bien des manières, plus de trente siècles après sa mort, comme en témoigne une affiche publicitaire, entrevue un jour d'avril 1998, dans l'aéroport d'Alicante, qui proclamait :

¡Llega a Ramsesmania!

Sommaire

Glossaire

Seth : fils de Geb et de Nout, frère d`Osiris, conspira contre lui et le tua. Il est considéré comme le grand fauteur de trouble cosmique mais rien n`étant simple en Egypte, il est aussi le protecteur de la barque de Rê et son action n`est jamais totalement négative. Il est associé à la couleur rousse des sables du désert et des animaux sauvages.

Notes

[1] KRI II, 238 (l. 14) - 239 (l. 1) [Retour]

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